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Cette technique est très ancienne et existe en Suède depuis le moyen-âge, si ce n'est avant. Elle a connu son apogée au XIXe siècle dans le Hälsingland. De nombreuses fermes ont ce type de peinture sur leurs murs intérieurs, quelquefois même sur leurs planchers, leurs stores et leurs meubles. Différents types de supports et différents types de peintures ont été utilisés. La détrempe sur papier, collé sur un tissu en lin lâchement tissé, semble être la plus fréquente, mais la peinture sur toile et sur panneaux de bois rabotés apparaît aussi. On peint parfois sur du plâtre, par exemple un mur ou une cheminée intérieure. Les plinthes de plafond et les bordures de murs connaissent plusieurs variantes. Les plinthes de plafond en bois sont peintes directement sur la peinture de fond du support de bois, il y a des bordures toutes faites, que l'on colle sur les murs peints au pochoir et il existe des bordures peintes sur l'envers de papier peint mince, et qui ont ensuite été collées au mur. La peinture au pochoir est ensuite combinée avec un autre type de peinture, avec des papiers peints imprimés et des bordures souvent dans la même pièce. Vers la fin du XIXe siècle, les papiers peints sont plus fréquents et moins chers. L'utilisation du pochoir diminue, mais se maintient jusqu'au XXe siècle. Ces derniers temps, la peinture au pochoir a connu une renaissance et il existe des motifs à acheter, par exemple au musée départemental et dans d'autres musées du département de Gävleborg. On peut aussi faire les motifs soi-même.
Il existe de nombreuses variantes de motifs de pochoir, de ceux qui n'ont qu'un seul motif aux motifs plus compliqués, où l'on combine jusqu'à dix motifs différents sont utilisés, par exemple les frises de fleurs. Les motifs simples, avec un seul ou plusieurs motifs, étaient usuellement utilisés dans les entrées ou les espaces similaires, alors que la grande salle - utilisée pour les fêtes - pouvait être plus richement décorée. Qui est l'auteur de ces décorations intérieures ? On trouve dans les fermes du Hälsingland les oeuvres de peintres
à la formation académique, de peintres qui ont appris leur
métier chez des maîtres peintres et de peintres autodidactes.
Le nombre de soldats parmi les peintres ou leurs pères est frappant,
c'est-à-dire qu'ils appartiennent à une classe intermédiaire
de leur commune. C'est surtout dans la vallée de Voxnadalen et
à Rensjö que les peintres dalécarliens ont exercé
et sont allés de ferme en ferme pour offrir leurs services. Leurs
épouses et leurs enfants participaient quelquefois à leur
travail.
Jonas Wallström Jonas Wallström (1798-1862) est un peintre très habile qui a fait lui-même de nombreux intérieurs et en a probablement inspiré d'autres. Il est né à Vallsta, commune d'Arbrå, où il est revenu après sa formation. Entre 1814 et 1821, il séjourne à Hudiksvall, probablement comme apprenti peintre. Il revient s'installer à Arbrå en 1821 et se fait alors appeler maître peintre. Quelques années plus tard, on le retrouve à Stockholm, où il travaille notamment chez C F Torsselius qui était alors l'un des plus célèbres fabricants de papiers peints de Stockholm. Jonas Wallström retourne à Vallsta, se marie et se construit une maison près de sa maison natale. Il fréquente les autres peintres de la région, par exemple Olof Hofrén (1813-1856) et Anders Åsberg (1779-1864). Olof Hofrén a été formé à l'académie des arts de Stockholm et a travaillé surtout aux intérieurs d'église. Anders Åsberg exerçait des activités variées, menuisier et peintre autodidacte. En 1842, Jonas Wallström a rénové les peintures de Paul Hallberg dans la ferme de Wallingården, Växbo No. 10, dans la commune de Bollnäs. Il a probablement aussi peint au pochoir les pièces du rez-de-chaussée. Une partie de ces pochoirs a probablement été utilisée lorsqu'il a peint à Gästgivars, dans Vallstabyn, commune d'Arbrå. Il a aussi peint trois pièces de la ferme de Per-Mårts à Undersvik en 1854, et cette peinture se trouve maintenant dans la ferme traditionnelle d'Undersvik. Il existe plusieurs fermes à Arbrå, Undersvik et Bollnäs avec des peintures qui sont peut-être l'oeuvre de Jonas Wallström. Il a peut-être peint ailleurs. Les pochoirs de Jonas Wallström sont très bien dessinés et contiennent notamment des motifs de feuilles palmées, d'autres formes de feuilles et de fleurs, plus ou moins stylisées. Les lyres et les couronnes s'y ajoutent. Les motifs font un aussi bel effet de près que de loin.
C'est une peinture à puissants effets de couleurs, mais aussi des intérieurs avec des motifs classiques de colonnes en gris, en blanc et en ocre jaune qui encadrent des motifs de paysages. Des bordures extravagantes, avec des drapés, des pompons, des colliers de perles et des franges sur un mur uni, ce qui était courant au XIXe siècle, mais il y avait souvent, dans les intérieurs de Jonas Wallström, aussi bien des bordures que des murs richement décorés. Jonas Wallström maîtrise différentes techniques et
se sert assez librement des différentes combinaisons de bordures
imprimées, de pochoirs et de peinture libre.
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