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Peintures murales


Les peintures murales du XVIIe siècle dans le Hälsingland
Kerstin Sinha, musée régional de Ljusdal

Les tapisseries du XVIIe siècle ont souvent été découvertes, à notre époque, lors de la modernisation des anciennes fermes. Citons par exemple cette découverte, en 1949, dans une ferme de l'est de Ljusdal : derrière de nombreuses couches de papiers peints de la fin du XIXe, il y avait toute une décoration peinte sur un tissu de lin. Puisque le tissu était de bonne qualité, les gens ont dilué la peinture et découpé des chiffons avec une partie, mais on a conservé quelques morceaux colorés. L'un d'eux raconte l'histoire du roi Salomon, peut-être à la chasse aux lions, et sur un autre il y a une bande de texte où l'on distingue une date, peut-être 1624, bien qu'une grande part de la détrempe ait été lavée.


Le fragment de droite mesure environ 175 x 135 cm et, dans sa partie droite, on aperçoit deux chevaux avec un élégant cavalier en chapeau noir devant un mur de ville, avec une grande fenêtre dans laquelle on devine un palais couronné de tours. En dessous du cavalier, deux petits chiens, ou est-ce un lévrier qui chasse un lion ? La bande de texte est presque effacée, mais sur l'original on peut distinguer : « le roi Salo… ».

Une porte mène dans la ville et devant elle disparaissent deux chevaux, derrière une solide colonne. Elle sert de cadre à notre bande dessinée et l'on devine, de l'autre côté, deux fonctionnaires de la cour (?), habillés dans les vêtements à la mode de la fin du XVIe siècle, avec des manches bouffantes et des justaucorps, des rubans sur leurs jarretières, sous leurs culottes courtes jusqu'aux genoux.

 

Quelquefois, on peignait à même les rondins des murs. Des siècles plus tard, on pouvait réutiliser les rondins, par exemple dans les maisons à deux étages du XIXe siècle. Ici, dans une ferme de Färila, on a construit la largeur du grenier avec des rondins revêtus de peintures anciennes.


À l'origine, on avait calfeutré les interstices entre les rondins avec de la mousse ou des bandes de feutre de lin, et collé des bandes de lin sur les intervalles. Ensuite, lors du démontage de la maison, on a enlevé ces bandes et une partie des peintures a disparu avec elles. C'est pourquoi on ne voit plus aujourd'hui que la partie des peintures qui était au milieu des rondins, avec pour résultat une impression de désordre.

Un détail (tout en haut à droite du mur du grenier) de la peinture qui ornait autrefois la maison de maître : une paire d'yeux sérieux nous regarde, du fond des siècles. Sur le rondin en dessous, nous pouvons distinguer les larges dentelles qui bordaient les manches des costumes splendides des seigneurs du XVIIe siècle.


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